HISTOIRE

Nous vous rappellons que le lac Saint-Jean est un lac qui fait partie d'un vaste complexe hydro-électrique, dont les principaux travaux d'harnachement ont eu lieu au cours des année 1920-1930. Le documentaire "Le Combat d'Onésime Tremblay" de l'ONF relate cette histoire. Aujourd'hui de nouvelles centrales comme celle de la rivière Péribonka ou la centrale au fil de l'eau de Val-Jalbert sont érigées et permettent de convertir la force de l'eau en énergie hydro-électrique renouvelable.

C'est une tradition au Lac St-Jean de deviner la date où les glaces libéreront le lac de leur emprise hivernale. Cette tradition vient peut-être d'une hâte à  voir s'achever un hiver qui n'en finit plus, le lac prisonnier des glaces agissant comme une glacière géante pour les habitants de ces berges.

Étant robervalois de naissance, j'ai toujours honoré cette tradition en tentant de prédire avec plus ou moins de précision la fameuse date. Il m'est donc venu l'idée de partager cette coutume avec d'autres internautes pour rendre le jeu plus intéressant. J'ai donc élaboré cette page web où vous pourrez en savoir plus sur cette tradition, connaître les statistiques des dates des années passées, et y aller de vos propres prédictions. Cette page permettra également aux bleuets exilés de suivre de loin ce qui se passe ici...

D'entrée de jeu, il importe de mentionner qu'au départ de cette tradition, on référait aux "autorités" riveraines pour obtenir la confirmation de la date. En effet, parfois l'un, parfois l'autre, armé de grosses jumelles, scrutait l'étendue de glace et d'eau libre pour "officialiser" la date.

En général, on demandait à  un citoyen attentif, habitant aux alentours du quai fédéral de Roberval, où d'ailleurs se situait l'échelle donnant le niveau officiel du lac, de surveiller attentivement la débâcle. Compte tenu de la hauteur du point d'observation où se situait le scrutateur, on avait parfois la surprise de constater dans les jours suivants, que les glaces étaient revenues...ainsi que l'hiver et son vent glacial.

Récemment, Monsieur Jean Dumais d'Alma, me faisait parvenir le texte suivant: 

"Chaque printemps j’ai toujours été animé par cette tradition entourant les discussions populaires sur le départ des glaces. C’est souvent à partir de la date retenue du départ des glaces que certains prédisaient si nous aurions un bel été ou non.
 
Probablement que cette animation en moi venait de mon grand-père Israël Dumais junior, fils du premier notaire de Roberval Israël Dumais. Ce dernier a colligé pendant plusieurs années les dates du départ des glaces. Je me souviens des articles le citant dans le journal l’Étoile du lac. À ce que je sache, c’est grâce à ce registre compilé par mon grand-père que cette tradition peut se perpétuer aujourd’hui."

Depuis les années 1970 environ, ce sont les aviateurs survolant le lac qui ont récupéré cette tâche essentielle d'annoncer la bonne nouvelle, soit:

"LE LAC EST CALÉ!"